Le Burkina Faso, dont l’économie repose largement sur l’agriculture, a validé un
manuel encadrant la création de fermes pédagogiques dans les établissements scolaires publics et privés, afin d’initier les élèves aux métiers de la terre et de revaloriser le secteur agricole auprès des jeunes.
Intitulé « Ferme de l’école », ce document s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), un programme de réforme du système éducatif porté par le président Ibrahim Traoré.
Le manuel a été élaboré avec la participation de représentants de l’État, d’organisations confessionnelles intervenant dans le secteur de l’éducation ainsi que d’acteurs du monde agricole, a indiqué la présidence du Faso. Le dispositif prévoit trois types de fermes : la ferme agricole, la ferme mixte (agricole et piscicole) et la ferme exclusivement piscicole. Des activités de reboisement y seront également associées, selon la même source.
Lutter contre les préjugés entourant l’agriculture et ses acteurs
« L’idée est d’utiliser les opportunités offertes par les établissements scolaires pour permettre aux élèves de s’initier aux productions agricoles. Il y aura un ensemble d’équipements permettant de mener des activités agricoles, agricoles et piscicoles, ou encore des activités de plantation d’arbres », a déclaré Zakaria Soré, ministre secrétaire général de la Présidence du Faso et coordonnateur national de l’IPEQ.
Au-delà du développement de compétences pratiques dès le plus jeune âge, les fermes scolaires sont conçues comme un outil de socialisation et de lutte contre les préjugés entourant l’agriculture et ses acteurs.
« En initiant la ferme de l’école, nous permettons non seulement aux élèves d’apprendre et de découvrir ce métier, mais aussi de corriger un certain nombre de perceptions qui circulent autour de l’activité agricole », a ajouté M. Soré.
Souveraineté alimentaire et réforme de l’éducation
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’État en septembre 2022, le capitaine Ibrahim Traoré a fait de la souveraineté alimentaire et de la réforme de l’éducation deux axes majeurs de son action, dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et des besoins croissants en matière de sécurité alimentaire.
Le conflit lié aux groupes armés jihadistes a provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes au Burkina Faso, fragilisant l’économie rurale et entraînant l’abandon de nombreuses terres cultivables.
dpa German News Service











