*ce qui devait être une opération de sécurisation des examens nationaux a viré au drame humain.*
Interpellé début juillet à Kindia avec cinq autres candidats pour détention de documents non autorisés, Mamadou Djouma Bah avait été condamné le 7 juillet à un mois de détention ferme.
*Un verdict suivi d’un drame: le jeune homme est tombé gravement malade en cellule.*
Selon sa famille, les alertes répétées sur son état de santé et les démarches de libération sont restées sans réponse jusqu’à ce que son état ne devienne critique, entraînant son transfert tardif à l’hôpital régional où il a rendu le dernier soupir. Une version qui contraste avec le communiqué du Parquet Général publié ce jeudi 23 juillet, affirmant qu’il a été <<immédiatement admis >> aux soins sur instruction du procureur.
*Une réponse judiciaire sous pression publique*
En dépit des vacances scolaires, des camarades du défunt se sont rassemblés dès mercredi à Kindia pour réclamer justice et exiger la libération des autres lycéens incarcérés.
Cherchant manifestement à calmer l’escalade et à éteindre la polémique qui enflamme les réseaux sociaux, les autorités judiciaires ont annoncé ce jeudi que le Procureur de la République près le tribunal de Kindia avait interjeté appel du jugement. L’affaire sera réexaminée en urgence ce lundi 27 juillet 2026 devant la Chambre des appels correctionnels de la cour d’appel de Conakry.
Pour de nombreux observateurs, cette célérité procédurale s’apparente à une manœuvre visant à désamorcer la colère populaire. Le procès en appel offrirait ainsi aux autorités le cadre juridique opportun pour libérer les élèves encore détenus, tout en évitant d’apparaître comme cédant directement à la pression de la rue ou agissant en dehors du cadre légal.
JPS












