Dans un contexte sous-régional marqué par de lourds défis sécuritaires, politiques et institutionnels, la rencontre s’est imposée comme un rendez-vous stratégique pour l’avenir de l’intégration ouest-africaine.
*La Guinée au centre de l’attention*
Parmi les interventions majeures, la prise de parole du président guinéen, le Général Mamadi Doumbouya, a particulièrement retenu l’attention. S’exprimant au nom d’une Afrique de l’Ouest qu’il veut « unie, souveraine et tournée vers ses peuples », le chef de l’État guinéen a vivement fustigé les sanctions régulières imposées par l’organisation aux pays membres confrontés à des changements anticonstitutionnels de régime. Un plaidoyer fort en faveur de la souveraineté et d’une révision des approches communautaires qui a fait sensation dans la salle.
*Un double leadership historique pour le Sénégal*
Si Conakry a marqué les esprits sur le plan diplomatique et discursif, c’est le Sénégal qui repart avec les clés du pouvoir institutionnel de l’organisation sous-régionale:
*Présidence en exercice:* Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été porté à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.
*Présidence de la Commission:* Son compatriote, le Général d’armée Birame Diop (ancien ministre de la Défense, ancien chef d’État-Major général et ancien conseiller du Secrétaire général des Nations Unies), prendra la tête de la Commission de la CEDEAO à compter du 1er septembre 2026 à Abuja (Nigéria).
<< C’est avec humilité que j’accueille la confiance placée en notre pays [….] . Je félicite le Général d’Armée Birame Diop et l’assure de tout mon soutien. Vive la CEDEAO. Vive une Afrique de l’Ouest réconciliée et unie>>, a réagi Bassirou Diomaye Faye sur ses réseaux sociaux au terme des travaux.
Entre le discours souverainiste de la Guinée et l’ascension du Sénégal aux commandes de l’institution, ce sommet de Freetown trace une nouvelle feuille de route pour la consolidation des institutions et le renforcement de la sécurité collective dans la région ouest-africaine.
JPS












